parabellum

Keanu Reeves, John Wick. Parabellum, 2019

~

Jean-François Rauger, dans Le Monde :

"Le troisième volet de cette franchise achève de la faire basculer dans une catégorie peut-être nouvelle du cinéma d’action hollywoodien. Il n’y a en effet quasiment plus rien de ce qui pourrait constituer un récit au sens classique du terme dans John Wick Parabellum, œuvre construite sur la sédimentation de situations et de séquences reposant sur l’énergie des corps, la vitesse des mouvements, la plasticité des actions, tout autant que sur la résistance des chairs et les décors.

"Avec ce pandémonium de brutalité, le film d’action semble entrer dans un nouvel âge, une postmodernité singulière, inouïe, non dénuée d’ironie mais moins construite sur la référence ou le pastiche que sur l’élégante invention de purs dispositifs plastiques.

"Toujours tiré à quatre épingles, à la fois souffrant et invincible, mélancolique et furieux, le personnage incarné par Keanu Reeves traverse une série d’épreuves qu’il transforme en performances et en installations, termes qu’il faut comprendre au sens où l’entend l’art contemporain."

(On trouvera ICI la version longue de l'article.)