05 décembre 2009
Hotties Reading 105

25 novembre 2009
Note aux correcteurs chinois
« En Chine, au XVIIIe siècle, quand un haut fonctionnaire soumettait un rapport à l'Empereur, l'étiquette prescrivait qu'il fît une faute d'orthographe dans un caractère, à la première ou à la deuxième page de son rapport. Ceci donnait à l'Empereur l'occasion de faire montre de sa vigilance et de son autorité en rectifiant l'erreur, sans devoir pour autant lire le rapport jusqu'au bout. »
Simon Leys, Le Bonheur des petits poissons (2005),
Jean-Claude Lattès, 2008
( Voilà une anecdote qui ravira Th. , Sylvie et tous les autres amis correcteurs. )
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Chen Hongshou
24 novembre 2009
Clovis (retour sur)
Sur une suggestion de l'ami OLIVIER (clic), on revient sur Clovis Trouille,
le classique des classiques

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Voyous, voyants, voyeurs : Trouille
Voyous, voyants, voyeurs
Autour de Clovis Trouille
C'est l'intitulé de l'exposition qui ouvre ses portes samedi 28 novembre au Musée d'art et d'histoire Louis Senlecq, à L'Isle-Adam, avant de migrer à Charleville-Mézières, Laval et peut-être ailleurs.
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Extraits du communiqué
L'exposition est consacrée à Clovis Trouville, baptisé « Le grand maître du tout est permis » par André Breton, et à ses amis artistes parmi lesquels Alfred Courmes et Pierre Molinier. Elle brosse un panorama esthétique de l'œuvre peint de Clovis Trouille, découvert en 1930 par Salvador Dali à l'exposition des Écrivains et Artistes Révolutionnaires, avec Remembrance (ci-dessous).
Cette œuvre fondatrice recèle tous les thèmes qui seront sans relâche développés par l'artiste : anticléricalisme, érotisme, attirance pour le monde du music-hall et du cirque, fascination pour les mises en scène macabres teintées de voyeurisme et de sadomasochisme.
« Cette œuvre est un exutoire personnel provenant du traumatisme de la guerre de 14-18 qui m'a pris mes plus belles années. Après cette guerre, je n'ai pu peindre comme au temps ou j'étais un grand peintre. » [Clovis Trouille]

O ! Calcutta ! Calcutta
À travers l'analyse de ses sources d'inspiration picturale et via l'évocation du contexte artistique contemporain de sa production et la présentation d'œuvres d'Alfred Courmes, Maurice Rapin, Pierre Molinier, Gérard Lattier et Erro, l'exposition offrira un regard inédit sur les productions si particulières de ce « trop » libre penseur, fondées sur une contestation farceuse de l'ordre social et sur celle de ses amis.

Dialogue au carmel
Toutes informations : ICI
11 novembre 2009
Les garçons du 11/11. Monuments antiguerre 3

Saint-Martin d'Estraux (Loire)

Mazaugue (Var)
« L'union des travailleurs fera la paix du monde. » (Anatole France)

Royère de Vassivière (Creuse)
Tombe de Félix Baudy
Source : ICI, et merci à Glaz
Les garçons du 11/11. Monuments antiguerre 2

Avion (Pas de Calais)

Château Arnoux Saint-Auban (Alpes de Haute Provence)
Surplombant la colonne qui porte les noms des morts, une inscription dit "Pax, vox populi. La guerre est un crime."

Gentioux (Creuse)
Source : ICI, et merci à Glaz
Les garçons du 11/11. Monuments antiguerre 1

Péronne (Somme)

Ouveillan (Aude)

Équeurdreville (Manche)
Source : ICI, et merci à Glaz
03 novembre 2009
Hotties Reading 97
10 octobre 2009
Jacques Chessex, le sang noir
Un mot de Nicolaï Lo Russo (via les éditions Léo Scheer) :

Jacques Chessex
J'ai la tristesse d'annoncer la mort hier soir du grand écrivain Jacques Chessex (né en 1934). Il s'est brutalement effondré lors d'un colloque à Yverdon (Vaud) organisé à l'occasion de la pièce tirée de son livre La Confession du pasteur Burg (1967).
Un spectateur l'a pris à partie sur l'affaire Polanski – artiste qu'il défendait – et son sang a tourné noir.
Jacques Chessex, prix Goncourt 1973 pour l'extraordinaire L'Ogre, est un (des rares) auteurs contemporains que j'admirais. Longtemps professeur de lettres à Lausanne, très aimé, très craint aussi – ses courroux sont légendaires –, il est à l'origine de mon envie de m'essayer sur les chemins clairs-obscurs de l'écriture.
C'est bel et bien l'automne.
« Laissez-moi aller à rien. Laissez-moi aux cimetières introuvables. La mort n’est pas difficile à celui qui rejoint le premier site. La mort est douce à celui qui se couche aux étages clairs, parmi les labyrinthes d’ailes et les chants. » Jacques Chessex, Où vont mourir les oiseaux (1980)
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Jacques Chessex était aussi peintre.
dessus : Scène à Cnossos chez le minotaure galant (1999),
dessous : Chat très gentil et sa belle maîtresse un lundi de Pentecôte (2000).
08 octobre 2009
Pennebaker + Ellington + New York 1953
Donn Alan Pennebaker est un célèbre réalisateur de films sur la musique et les musiciens (plutôt que de "documentaires musicaux"). Il a filmé Dylan, Bowie, DeLorean, Depeche Mode, Hendrix, Jerry Lee Lewis et quelques autres, et restitué le son et l'esprit d'une poignée de festivals de première bourre (Woodstock, Monterey, Toronto, etc.). À vingt-huit ans, il faisait ses débuts en illustrant un morceau de Duke Ellington.
Daybreak Express, 1953
© zohilof
« I wanted to make a film about this filthy, noisy train and it’s packed-in passengers that would look beautiful, like the New York City paintings of John Sloan, and I wanted it to go with one of my Duke Ellington records, Daybreak Express.
« I didn’t know much about film editing, or in fact about shooting, so I bought a couple of rolls of Kodachrome at the drugstore, and figured that since the record was about three minutes long, by shooting carefully I could fit the whole thing onto one roll of film. Of course that didn’t work since I couldn’t start and stop my hand-wound camera that easily so I ended up shooting both rolls and even a few more before I was through. It took about three days to film, and then sat in a closet for several years until I figured out how to edit it and make a print that I could show on a projector.
« I took it to the Paris theater to see if they would run it. By pure chance it ended up with the Alec Guiness comedy, THE HORSE’S MOUTH which ran there for nearly a year. Since I had a large collection of jazz records, I figured I’d found a way to break into the film business with music films, and it did get me started, but I was never able to make another film like Daybreak. »
D.A. Pennebaker
John Sloan, « Six o'clock »
John Sloan, « 6th Avenue »


